Autres canons

  • Zhouli

« Petit King » ou « livre canonique du second ordre » contenant le tableau de l’organisation politique et administrative de la Chine au XIe siècle av. J.-C.. Il s’agit du traité intitulé Le Tcheou-li ou Rites des Tcheou, ou Zhouli ou Rites des Zhou, appartenant à la série d’ouvrages formant le Classique des rites. Considéré comme l’un des plus obscurs et des plus hérissés de termes techniques, il posait pour son traducteur des difficultés telles qu’il dut s’y reprendre à trois fois. À sa mort, la publication en fut achevée par les soins de son père. Les travaux d’Édouard Biot font toujours référence au XXIe siècle. Télécharger le tome 1Télécharger le tome 2

  • Classique de la piété filiale

Le Classique de la piété filiale ou Xiao Jing (traditionnel: Xìaojīng) est un des Classiques chinois (voir Autres classiques). Il a probablement été rédigé au IIIe siècle avant l’ère commune, à l’époque des Royaumes Combattants et est attribué à Zeng Zi  (505 à 436 avant l’ère commune), disciple de Confucius. Il se présente sous forme d’une conversation entre Zeng Zi et Confucius. Il énonce en dix-huit dialogues les devoirs entre personnes selon la hiérarchie : prince et ministre, pouvoir et peuple, parents et enfants, chaque cas étant renvoyé au rapport entre père et fils et se résumant dans l’expression confucéenne de piété filiale pinyin: Xiào. Télécharger

  • Le Yili

Le Yili (rites cérémoniels) est une description de l’étiquette et des rituels suivis par la petite aristocratie des Zhou lors des évènements privés (mariages etc.) et publics.
Comme le Zhouli, il a été attribué au Duc de Zhou par certains commentateurs Han.
C’est le premier des livres de rites à avoir été reconstiué (vers -180) d’après les souvenirs du lettré Gao Tang qui en produisit 17 chapitres. Des fragments confirmant sa version furent également retrouvés à la fin du IIe siècle av. J.-C. dans la demeure ancestrale de la famille de Confucius. Considéré comme un authentique document d’avant les Qin, il était connu sous les Han comme Ligujing ( classique ancien des rites).
Il fut commenté par les spécialistes de la littérature rituelle Hou Cang, Dai De et Dai Sheng, mais seule la version commentée par le bibliographe Liu Xiang nous est parvenue.
Moins abondant en contenu et moins étudié par les lettrés que le Liji considéré traditionnellement comme son développement, il fut remis à l’honneur sous les Song par Zhu Xi. Télécharger

  • Discours des Royaumes, Guoyu

Le Discours des Royaumes, Guoyu aussi appelé Chunqiu Waizhuan est un ouvrage chinois pré-dynastique composé d’entretiens, de discours historiques distribués d’après les États chinois et autres, où se passèrent les événements qui en ont été l’occasion ou la cause. Ils sont répartis entre 21 livres dont les trois premiers sont consacrés au royaume de Zhou, le quatrième et le cinquième à l’État de Lu, le sixième à celui de Qi, les dix suivants à la principauté de Jin. Le seizième traité de l’État de Zheng, le dix-septième et le dix huitième du pays de Chu, le dix neuvième de la principauté de Wu ; les deux derniers enfin rapportent les discours de Yue. Le livre fait références à des événements allant du voyage du roi Mu de Zhou en 990 av. J.-C. à l’anéantissement de Zhi bo en 453 av. J.-C. On attribue en général sa rédaction à Zuo Qiuming. Télécharger

  • Les Annales de bambou (Zhúshū jìnián)

Les Annales de bambou (Zhúshū jìnián) ou Tchou-Chou-Ki-Nien sont une chronique historique rédigée sur lamelles de bambou (d’où le nom) vraisemblablement dans le pays de Wei ; elle couvre une période s’étendant de l’Antiquité (Huangdi ou dynastie Xia) à -299. À partir du VIIIe siècle av. J.-C. (règne de Zhou Pingwang), il s’agit des Annales de Jin, puis à partir du Ve siècle av. J.-C., de Wei.
Découverte entre 279 et 281 sous la dynastie Jin dans la tombe d’un roi de Wei en même temps que d’autres textes, elle était rédigée en caractères locaux et non en sigillaires Qin, et fut retranscrite non sans difficultés et incertitudes. Le texte d’origine et la retranscription annotée de la bibliothèque impériale avaient disparu au début des Song.
En tant que document parvenu directement des Royaumes combattants au IIIe siècle sans passer par la censure de Qin Shihuang ou l’interprétation Han, les Annales de bambou ont été reconnues très tôt comme l’une des deux sources principales concernant l’histoire ancienne avec le Shiji ;les deux ouvrages ont dû puiser en partie aux mêmes sources (Shujing entre autres). Sous les Qing, Zhu Youzeng utilisa les Annales pour compléter le Shiji. Télécharger

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